La Confédération Africaine de Football (CAF) a résilié unilatéralement et avec effet immédiat le contrat d’agence avec Lagardère Sports, qui devrait s’étendre jusqu’en 2028. Une décision contestée par Lagardère, qui considère cette dernière « illégale, abusive et non fondée ». Lagardère précise dans un communiqué, que « rien ne saurait justifier une résiliation du contrat et pas davantage l’enquête en cours de la commission de la concurrence du COMESA (CCC) qui n’a encore rendu aucune décision ».

Lagardère précisait dans son rapport financier de l’exercice 2018, que la commission de la concurrence du Marché commun d’Afrique orientale et australe (COMESA) avait lancé, en février 2017, une enquête sur la commercialisation des droits médias et marketing des tournois de la CAF couvrant notamment ledit contrat d’agence ainsi que d’autres contrats entre la CAF et ses différents partenaires.

Les services d’instruction de la CCC ont adressé aux parties leur rapport d’enquête, en date du 23 juillet 2019, qui considère que le contrat d’agence entre Lagardère Sports et la CAF ainsi que d’autres contrats entre la CAF et ses différents partenaires auraient des effets portant atteinte à la concurrence.

« Il incombe à la CAF de se joindre aux efforts de Lagardère Sports dans le cadre de la procédure en cours, afin de permettre la poursuite du contrat, éventuellement ajusté en fonction des discussions menées avec les autorités, dans leur intérêt commun et dans celui du football africain », a ajouté le groupe. À défaut, Lagardère indique qu’il engagerait toute action pour défendre ses droits et obtenir une complète indemnisation du préjudice qu’elle subirait.

 

la CAF, souligne que « s’agissant du communiqué de presse publié le mardi 5 novembre par Lagardère Sports (Lagardère) dans le cadre du contrat d’agence signé en 2016 (Accord) entre la Confédération du football africain (CAF) et Lagardère, le CAF souhaite clarifier les points suivants ».

Il est notamment rappelé qu’  » en 2017, l’Autorité égyptienne de la concurrence (ECA) a constaté que l’accord enfreignait les règles de la concurrence égyptiennes parce que Lagardère avait été nommé agent exclusif de la CAF pour les droits marketing et médias pendant une période ininterrompue de 20 ans sans appel d’offres ouvert. Par la même décision, elle a déclaré l’accord nul et non avenu et a imposé un certain nombre de mesures correctives à la CAF. Ces recours comprenaient l’obligation de mettre immédiatement fin à l’accord et de suspendre ses effets sur le marché égyptien ».

Aujourd’hui c’est le statut quo, comment la CAF compte s’en sortir au niveau du déploiement marketing des droits TV de ses compétitions à savoir la Champions League et la Coupe de la CAF , quand on sait qu’elle a 32 clubs (CL et CC) dans 17 pays en Afrique, comment elle compte implémenter toutes cette machine, avec quels prestataires la CAF compte travailler?

Quand sait pour le match Tchad- Mali comptant pour les qualifications de la CAN 2021 il y a certains prestataires qui ont refusés d’effectuer le déplacement ?

Nous serions curieux de voir comment ils vont s’en sortir à la CAF