Le départ du Secrétaire Général a peut-être été nécessaire, mais il ne répond pas aux défaillances de gouvernance plus profondes au sein de la Confédération Africaine de Football.

Cela soulève une question fondamentale: si les problèmes identifiés sont systémiques et bien établis, pourquoi le Directeur des Affaires Juridiques,

la Directrice de la Division des Associations Membres,

la Directrice des Ressources Humaines ainsi que le Conseil d’Administration sont-ils toujours en place?

Des examens indépendants (notamment ceux de PwC, de la task force de la FIFA et des organes de gouvernance de la CAF) ont à plusieurs reprises mis en évidence de graves lacunes:

  • faiblesse des contrôles internes,
  • absence de répartition claire des responsabilités,
  • interférences dans les processus décisionnels et
  • concentration du pouvoir sans véritable mécanisme de supervision.

Les préoccupations en matière de responsabilité individuelle ne font que renforcer ce constat.

Le rôle de Cedrick Aghey chef du bureau du secrétaire général de la CAF  dans la décision relative à la finale de la CAN a déjà suscité de vives critiques à l’échelle internationale, pourtant il reste en fonction et continue d’exercer une influence sur les recrutements.

Plus récemment, il a nommé une Chef des Affaires Juridiques originaire d’Ouganda. Toutefois, un schéma préoccupant se dessine: les personnes recrutées sous sa responsabilité quittent l’organisation ou sont rapidement remerciées, souvent des femmes.

Limiter la responsabilité à un seul départ risque de réduire cela à un simple ajustement de façade plutôt qu’à une réforme réelle.

Maintenir en place des individus associés à ces défaillances (ou incapables de les contester) affaiblit inévitablement la crédibilité de toute volonté de changement.

La question est donc inévitable:

la CAF cherche-t-elle réellement à corriger ses problèmes de gouvernance ou se contente-t-elle de blanchir l’information?

N’oublions pas non plus le rôle clé de Rebeka Haimbili dans cette dynamique de communication, consistant à contenir et neutraliser les informations sensibles.

Le report des élections de football en FECOFA (de mars à mai 2026) soulève de sérieuses questions quant à l’intégrité du processus électoral et à d’éventuelles manipulations.
Ce report semble coïncider avec la candidature de Veron Mosengo Omba qui devait, selon certaines informations, renoncer à la nationalité suisse pour satisfaire aux critères d’éligibilité. Or, si la décision des autorités suisses confirmant cette renonciation n’est intervenue qu’en avril, le candidat n’aurait pas été éligible selon le calendrier initial de mars. Le report aurait ainsi permis sa participation.
Cela place le rôle du Comité de normalisation en RDC sous surveillance, en particulier s’il a sciemment aligné le calendrier électoral sur les contraintes administratives de ce candidat.
La situation devient encore plus sensible compte tenu du soutien perçu au plus haut niveau, notamment de:
•Gianni Infantino, président de la FIFA
•Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo
Si ces éléments se confirment, cela suggérerait non seulement des irrégularités procédurales, mais également un environnement coordonné ayant potentiellement facilité une candidature spécifique, soulevant ainsi des préoccupations fondamentales en matière de transparence, d’équité et d’indépendance institutionnelle.
Le point de vérification clé demeure: la date exacte de la décision des autorités suisses VERSUS le rapport au calendrier du report des élections de la FECOFA.

 

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