Les camerounais n’ont pas encore fini de digérer la soupe au goût infecte qui leur a été servie le 10 février dernier par les rédacteurs du discours du chef de l’Etat à la jeunesse.
Une adresse éhontée, cousue de fil blanc dans laquelle sans le savoir, Paul Biya a littéralement fait la promotion de la médiocrité en sacralisant la feymania pour l’ériger en mode d’emploi pour les jeunes.
On a fait dire et lire au président de la République que Tony Obam est un exemple de réussite dans son domaine d’activité et que ses congénères devraient s’en inspirer comme modèle pour atteindre les cimes du succès entrepreneurial.

TONY OBAM BIKOUE, PRÉSIDENT NATIONAL DE LA FILIÈRE BANANE- PLANTAIN
Pourtant, la réalité est là : immuable et implacable. On a trompé le prédisent de la République Paul Biya à travers un discours fumiste et chimérique autour d’un personnage dont les états de service dans le faux font la Une sur la toile (vidéos sur site),dans les médias et à travers des comptes rendus de certaines autorités administratives (cf courrier du préfet du 17 décembre 2024)LETTRE DU PREFET DE L’OCEAN.
Et c’est dans ce même décor mensonger du 10 février 2025 que les auteurs du discours lu par Paul Biya, comme celui de 2024, ont de nouveau pris en otages les esprits de certains camerounais, au sujet d’une banale et traditionnelle qualification des Lions Indomptables pour la CAN Maroc 2025 qu’ils ont essayé de faire passer pour un exploit monumental.
Ainsi,pour Paul Biya, tout va bien dans la tanière, du moins c’est ce que certains de ses proches collaborateurs lui ont dit. Que nenni!
Le chef de l’Etat n’est pas certainement au courant que tous les entraîneurs adjoints du staff technique des Lions Indomptables nommés le 1er octobre 2024 n’ont pas toujours perçu le moindre FCFA en terme de salaire.
Par ailleurs, il ignore également que Marc Brys a déjà touché une avance de salaire de deux ans, alors même qu’il n’a que 8 mois de vie au Cameroun et que l’on n’est pas sûr qu’il donnera des titres.
Enfin, et c’est le plus déplorable de tous, comment comprendre la gestion du deux poids deux mesures à la tête des Lions Indomptables?
Marc Brys, un parfait inconnu jusqu’en mai dernier, qui jusqu’ici n’a encore rien gagné avec le Cameroun, bénéficie d’un traitement princier, digne d’un pacha; tandis que son prédécesseur, Rigobert Song, l’un des plus beaux palmarès du sport au Cameroun et en Afrique, avait été traité comme un paria dans son propre pays, accumulant jusqu’à huit mois d’arriérés de salaire et roulant dans une vielle voiture de fonction qui datait de Mathusalem et dont il avait fini par la restituer au garage administratif après de nombreuses pannes réparées à ses propres frais.
Pourtant, depuis le 21 octobre 2024,comme l’atteste le document, le minsep a acheté deux véhicules flambants neufs estimés à près de 80 millions de FCFA, l’un pour Marc Brys et l’autre pour son assistant Joachim Mununga.
C’est donc le régime de la roublardise, de la fourberie et de la duperie que l’on veut imposer au chef de l’Etat en cette année électorale où le vote des jeunes sera capital.
Comment comprendre que ce soit désormais à la présidence de la République que les budgets se décident en lieu et place des services compétents du premier ministère, comme le stipule la nomenclature en vigueur? Est-ce une marginalisation politique ou sociale?
Des anti valeurs qu’on veut absolument présenter aux jeunes comme des modèles de réussite et un néo-colonialisme qui ramène le Cameroun à ses premières heures sombres.
Pendant que Marc Brys et tous ses courtisans se la coulent douce auprès du contribuable, les autres membres du staff technique broient du noir depuis trois mois. De même,pendant que les écrans de fumée de Tony Obam sont magnifiés en haut lieu ,les vrais jeunes entrepreneurs suffoquent.