Voici l’historique des sélectionneurs limogés avant terme au Cameroun et ayant été indemnisés lors des 15 dernières années.
Le schéma semble déjà bien élaboré, la technique bien apprise et le processus quasiment le même. On s’arrange derrière pour partager le butin.
1 – Javier Clemente
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JAVIER CLEMENTE
(17 août 2010 – 25 octobre 2011)
Il avait exigé une indemnisation de 500 millions de FCFA aux dirigeants camerounais avec lesquels il avait négocié sans passer par le TAS. Le montant du paiement reste inconnu, mais on parle d’un peu plus de 200 millions de FCFA reversés à l’espagnol.
2- Volker Finke (mai 2013 – octobre 2015)Lui également avait négocié à l’amiable avec le Cameroun et était réparti avec une rondelette somme de 325 millions de FCFA.
3- Hugo Bross(février 2016 – décembre 2017). En février 2020,il avait perdu en première instance à la FIFA pour les paiements en dommages et intérêts. Mais quatre mois plus tard,il gagne son procès pour le paiement de ses arriérés de salaire,ainsi que son adjoint.
L’Etat du Cameroun, à travers le ministère des Finances avait ordonné le 15 juin 2020, le déblocage de 147 888 440 millions de FCFA pour le paiement des arriérés de salaire d’Hugo Broos et de son adjoint Sven Vandenbroeck, soit 114 204 162 millions de FCFA pour l’entraîneur principal et 33 684 278 millions de FCFA pour son second.
4- Clarence Seedorf (août 2018 – Juillet 2019)
La FIFA avait sanctionné le Cameroun pour rupture unilatérale de son contrat et il avait été indemnisé à hauteur de 316 000 euros.
5- Antonio Conceiçao (Septembre 2019 – février 2022)
Un peu plus d’un milliard deux cent millions FCFA d’indemnités à payer
Il faut noter que Rigobert Song est arrivé au terme de son contrat qui n’a pas été renouvelé, mais est reparti en attendant toujours de percevoir ses nombreux arriérés de salaire. Et dire que ce dernier aurait également pu engager des poursuites en réparation de paiement en dommages et intérêts!
Peut-être que si le ministre des sports et de l’éducation physique et ses acolytes étaient sûrs de percevoir des rétro commissions derrière, ils l’auraient certainement encourager à aller en justice pour se partager le butin comme cela est désormais de coutume pour la plupart des entraîneurs expatriés qui se sont remplis les poches au Cameroun.